Forme, attitude et efficacité martiale
5. Forme, attitude et efficacité martiale :
L’enseignement de l’Aïkido se fait essentiellement par la répétition de techniques de base. La maîtrise de chaque point d’une technique est indispensable à son fonctionnement. Dans un combat réel, un mouvement ne présentant pas la plus parfaite exactitude est inefficace. L’efficacité martiale pour un Aïkidoka ne réside donc pas dans l’agressivité (qui au contraire mène à la destruction) mais dans l’attitude.
Une des manières d’évaluer la justesse martiale est de marquer des Atemi (coups) (par exemple lancer la main ouverte ou le poing vers le visage du partenaire pour simuler un coup de poing) : si Tori a la possibilité de frapper, c’est que son attitude est correcte, et si Uke peut frapper, c’est que Tori a fait une erreur. Le port de tels coups est sur certaines techniques indispensable, la réaction de Uke à ce coup étant utilisée. Mais il n’est pas nécessaire de porter réellement ces coups. Notons que certaines branches de l’Aïkido vont jusqu’à supprimer le marquage des Atemi ce qui n’est pas sans susciter des controverses.
C’est ainsi que l’Aïkido peut se prétendre à la fois « martial » et « non-violent » : il n’est pas nécessaire d’être violent pour être efficace martialement (être violent est même contre-productif).
Pour des raisons pédagogiques, les mouvements sont montrés avec une grande amplitude, alors qu’en combat réel il vaut mieux avoir des mouvements courts (rapides et économisant l’énergie) — notez que les mouvements se raccourcissent spontanément avec la tension nerveuse (stress) de l’agression, ils raccourcissent également au fur et à mesure que l’on progresse.
Sommaire :
- Histoire d’un art
- Etymologie du terme Aïkido
- Le déroulement des cours
- L’Aïkido et la pratique des armes
- Forme, attitude et efficacité martiale
- La garde : Kamae
- Les grades










